Doyenné de Leuze-en-Hainaut

UNITE PASTORALE DE LEUZE-EN-HAINAUT
Unité pastorale refondée
Aller au contenu
Une Parole … Une Prière

« En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ;     c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’ Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »

Evangile de Jésus Christ selon saint Jean 1, 29-34
(Illustration : Dirk Bouts le Vieux (v.1415/20-1475), Ecce Agnus Dei (Voici l’Agneau de Dieu), huile sur bois, 41 x 54, 1462/64, Ancienne pinacothèque de Munich

 
Une œuvre d’art à méditer…
 

Dirk Bouts est un peintre néerlandais de l'époque des primitifs flamands. Il a réalisé essentiellement des tableaux religieux, où il manifeste sa maîtrise de la perspective dans des décors précis dans lesquels les personnages s'intègrent de façon parfaitement cohérente.
Ici est représenté l'épisode où Jean Baptiste reconnaît et montre à ses disciples Jésus comme l'agneau de Dieu.
Jean porte un habit couleur poil de chameau et beau manteau rouge, il est le seul à porter des couleurs vives, ce qui en fait le personnage saillant du tableau. Il pose la main gauche sur un homme en prière, le donateur du tableau, tout en lui montrant de sa main droite, Jésus. Il est là essentiellement pour que Jean montre Jésus tant à lui qu'à nous spectateur.
Jésus à gauche de l'autre coté de la rivière est ainsi placé dans un espace particulier, son visage se détache grâce aux masses sombres de la végétation au 2e plan. Il semble marcher vers nous, face à face impressionnant. Le Christ est peint dans un hiératisme souverain et pourtant bien incarné, ainsi Bouts veut nous faire sentir la double nature du Christ, a la fois humaine et divine. Il ne veut pas peindre une « image » mais veut nous conduire à faire l'expérience d'un mystère, celui de la venue du Christ sur terre pour racheter l'humanité.
Les trois personnages n'ont aucun attribut indiquant leur sainteté pas d'éléments surnaturels, anges ou auréoles. et sont bien intégrés dans la nature,
 Le paysage est superbe , le Jourdain sépare le tableau en deux parties. Au milieu de la rivière un arbre frêle renforce la perspective atmosphérique un peu floue de l'arrière plan. Le fleuve nous conduit au loin vers l'horizon tandis que Jésus, en contre mouvement, s'avance vers nous.

A Méditer...

Vers une Europe païenne ?
  
Le texte ci-dessous a été présenté aux animateurs en pastorale le 4 novembre 2019 au Séminaire de Tournai, ainsi qu’aux prêtres de plus de 10 années et de moins de 25 années d’ordination à l’Abbaye Notre-Dame de Scourmont le 19 novembre 2019.
Une législation qui tient compte, ou non, de la Loi de Dieu, telle qu’elle est présentée par l’Eglise catholique
La référence à une Loi qui vient de Dieu disparaît peu à peu du discernement dans la recherche du bonheur, comme personne individuelle ou comme membre d’une société, dans un Etat de droit. Il est intéressant de suivre quelques étapes de la perte de la référence à Dieu, de l’élimination ou de la mise entre parenthèses de la référence à Dieu.
Siècle des Lumières
Les philosophes et les théologiens prennent souvent comme point départ le XVIIIème siècle, appelé en français, siècle des Lumières, les lumières de la Raison ; en allemand, Aufklärung. En analysant l’élaboration des lois de la société française ou germanique, des philosophes et des juristes mettent en avant l’importance d’un parlement, des représentants de la Nation. Il n’est plus nécessaire de se référer à un droit « divin », une « hétéronomie ». C’est le parlement qui élabore et qui vote les lois. Ce que les chrétiens appellent la « Loi de Dieu » est désormais dépassé, inutile, et même néfaste pour atteindre la paix sociale, le bonheur, la justice.
La Révolution Française (1789) élimine l’Eglise catholique en tant qu’institution qui inspire la législation civile. Certes, Napoléon Bonaparte donne une place nouvelle à l’institution ecclésiale dans l’Etat français en signant le concordat avec le pape Pie VII (1801), mais il ne s’agit pas de donner à cette institution ancienne la possibilité d’influencer l’élaboration des lois de l’empire français. Un des signes de ce refus est l’établissement des articles organiques, que le pape Pie VII n’a jamais avalisés.
Scientisme
Au XIXème siècle, le christianisme est mis en cause par ce qu’on appelle le scientisme. En effet, le développement extraordinaire des sciences entraîne une nouvelle approche de la vérité, du réel. Beaucoup s’attendent à ce que les sciences donnent le dernier mot sur les questions que se posent la personne individuelle et l’ensemble de la société. La science, les sciences, sont impartiales, objectives. Elles ne font pas appel à une vérité, une loi qui viendrait d’ailleurs. C’est au XIXème siècle que des philosophes cherchent à démontrer que Dieu n’existe pas.
Marxisme
Au XXème siècle, les recherches de Karl Marx et de bien d’autres proposent une vision nouvelle du vivre ensemble, de l’Etat, de la société. Il en résulte une approche de l’être humain, de la vie sociale qui s’impose progressivement dans le monde universitaire, dans le monde politique. Cependant, le marxisme ne parvient pas à s’imposer partout. En Europe, les partis communistes se sont effondrés (chute du mur de Berlin en 1989). Les partis qui se réclament de la vision marxiste de la société n’ont plus la même influence.
Nous sommes entrés dans une société qui a ses peurs devant l’avenir. Comme le résume bien Woody Allen : Dieu est mort (Nietzsche) ; Marx est mort ; et moi-même, je ne me sens pas très bien.
Essai du traité constitutionnel de l’Europe
Durant ces deux siècles, le « religieux » est progressivement écarté de la sphère publique. Dans les débats qui, avant 2005, envisagent le contenu de la constitution européenne, deux questions ont été posées. La première : faut-il inscrire Dieu dans le Préambule, comme le demandent le pape JeanPaul II et plusieurs Etats européens ? La réponse a été : non. Deuxième question : faut-il mentionner les racines chrétiennes de l’Europe ? Plusieurs grands acteurs qui ont promu l’union européenne étaient des chrétiens. Plusieurs Etats européens sont de tradition chrétienne. Le Président de la République française, Jacques Chirac, refuse qu’on inscrive dans la constitution européenne les racines chrétiennes de l’Europe. Il est suivi par la Belgique et la Suède. Finalement, on ne parle pas des racines chrétiennes de l’Europe.
Cette décision, ce refus, sont désormais la règle quand une question est posée. Il n’est pas permis qu’on discute au Parlement européen, à la Commission européenne, des racines religieuses de l’Europe. En mots simples, tout ce qui est religieux doit être mis « sur le mode avion » de nos portables. Les convictions religieuses n’ont pas le droit d’entrer dans le Parlement européen.
Les années 1960
L’évolution, que je viens d’évoquer, a franchi une étape importante dans les années 1960. Si on s’en tient aux lois « éthiques », qui concernent la vie personnelle ou la vie en société, on constate qu’avant les années 1960 aussi bien la législation civile que la législation de l’Eglise catholique ont le même contenu : le début de la vie humaine, la fin de la vie humaine, le mariage sont régis par des lois assez semblables.
L’apport des sciences humaines, qui ne font pas référence à une loi venant d’ailleurs, donne une nouvelle vision de l’être humain, qui insiste beaucoup sur la liberté individuelle. Un des slogans de mai 68 est : Il est interdit d’interdire. Ceci se marque, en particulier, dans la parenté responsable, qui fait appel à des méthodes nouvelles pour empêcher la conception d’un être humain.
Les années 1970
Peu de temps après, dans les années 1970, la législation française autorise l’avortement, l’interruption volontaire de grossesse, sous certaines conditions. Toutes les étapes législatives à propos du commencement de la vie humaine (bioéthique) parlent de la liberté de la personne qui a le « droit » d’avoir des enfants quand elle le veut ou le « droit » d’arrêter le processus engendré. Les techniques médicales pour la procréation et l’interruption volontaire de grossesse sont de plus en plus performantes.
L’euthanasie, en Belgique
En Belgique, comme dans d’autres pays, la législation s’intéresse à la mort dans la dignité. Les personnes atteintes d’une maladie incurable, accablées par des souffrances insupportables, ont le « droit » de demander qu’on mette fin à leur souffrance. Ce droit est maintenant étendu aux « mineurs », aux personnes démentes.
Certains proposent que les personnes qui ont le sentiment que leur vie est « accomplie » devraient, elles aussi, avoir le droit qu’on mette fin à leur vie.
Le mariage pour tous
En Belgique, comme dans d’autres pays, ce qui était considéré comme étant la règle : le mariage de deux personnes de sexe différent, a également évolué vers l’union de personnes de même sexe, en s’appuyant sur la liberté individuelle, le « droit » de partager la vie affective, la vie sexuelle, l’amour, avec le partenaire vers lequel on a une attirance légitime. Dans ce cadre est posée la question du « droit » d’avoir des enfants.
Pour moi, il est clair que l’évolution des sciences, comme l’intelligence artificielle, va poser des questions nouvelles, comme le respect de la vie privée.
Quand se pose une question nouvelle comme l’euthanasie, l’avortement à autant de semaines après la conception, on fait appel à un comité d’éthique composé de représentants de toutes les convictions, religieuses et laïques, qui donne un avis dans lequel tout le monde se retrouve. Tout le monde peut donner son avis. Une tendance laïque rappelle régulièrement qu’elle est la seule à veiller à ce que l’Etat reste « neutre », non influencé par une loi qui viendrait d’ailleurs.
La loi civile est au-dessus de la loi religieuse
Certes, nous connaissons des situations qui montrent que des personnes qui font le mal, tuent d’autres personnes, invoquent Dieu pour justifier leurs crimes. Cette référence à Dieu pour perpétrer des actes infâmes est évidemment injustifiable. Et on comprend que, dans ce cas, ceux qui exercent des fonctions importantes dans un Etat de droit disent : La loi civile est au-dessus de la loi religieuse.
Derrière tout cela, on pressent bien que la loi religieuse, la loi de Dieu, n’a plus guère d’impact. Le mouvement amorcé au XVIIIème siècle, aujourd’hui appelé la sécularisation, aboutit à l’effacement de toute inspiration religieuse aux législations élaborées et votées par des parlements.
Des philosophes et des théologiens, des responsables de l’Eglise catholique, parlent ici de nihilisme, de relativisme. C’est possible.
Une Europe païenne ?
D’autres pensent surtout au retour aux religions païennes de l’antiquité. En effet, un monde païen, polythéiste, dont la conception philosophique de l’être humain, seul ou en société, part du principe que la vie humaine n’a de valeur qu’en fonction de celle que la société lui confère. Les sociétés païennes jettent au fleuve les enfants malformés ou surnuméraires, abandonnent les nouveau-nés dans les endroits publics, font mourir les vieillards trop épuisés et admettent le suicide. On verra dans quelques siècles si cette interprétation est valable.
Nous le savons, les mentalités mettent du temps à changer de cap. Des philosophes situent ici les métamorphoses des mentalités, dont la foi chrétienne a donné autrefois les fondements… » (à suivre)
 
Guy, Evêque de Tournai



 
UN MOT DU CURE…
       
A nous de jouer…

A l’occasion de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens qui se déroule chaque année du 18 au 25 janvier, et dont les principes de fondation remontent à 1908, je relis ces mots du Cardinal Mercier (1851-1926), nommé archevêque de Malines en 1906, primat de Belgique, et qui aura été une figure fondatrice dans la recherche de l’unité des chrétiens (œcuménisme), notamment avec les « Conversations de Malines » : « Pour s’unir, il faut s’aimer. Pour s’aimer, il faut se connaître. Pour se connaître, il faut aller à la rencontre les uns des autres… » Une belle règle de vie qui souhaitait susciter la rencontre entre les chrétiens…
Dans le livret de cette année présentant la Semaine de prière pour l’unité des Chrétiens 2020, on peut lire sous la plume du Métropolite Athénagoras de Belgique : « Si chacun de nous, dans nos diverses confessions, recherchons et veillons à répandre la lumière du Christ, et que Dieu nous a tellement aimés qu’il a livré son Fils pour notre salut, alors comment pouvons-nous et osons-nous expliquer nos divisions, nos disputes et nos divergences ? Tel le Bon Samaritain, ne faudrait-il pas nous aimer d’abord ‘frères en humanité’ avant d’espérer acquérir l’amour de Dieu ? » (p.7). Et c’est là que les mots du Cardinal Mercier peuvent résonner bien plus largement et viser les relations entre tous les humains…
Mais ce qui est vrai humainement n’est-il pas -mutatis mutandis…- vrai également, et plus fondamentalement, dans notre relation avec Dieu… Pour vivre une réelle communion avec Lui, il faut s’aimer, -et Lui nous aime, toujours… Pour s’aimer, il faut se connaître, -et Lui nous connaît, depuis toujours… Pour se connaître, il faut aller à la rencontre l’un de l’autre, -et Lui vient à notre rencontre dans sa Parole, dans les Sacrements, dans le Frère, toujours…
Et je ne peux m’empêcher de penser au « Chant de la mélancolie » de St Augustin : « Tu étais au-dedans, moi j’étais au dehors… Tu étais avec moi ; je n’étais pas avec toi… » (St Augustin, Les Confessions, Livre X, XXVII, La Pléiade, NRF, Gallimard, Paris, 1998, p. 1006) Alors, à nous de jouer, non ?...  
Bon dimanche !
Abbé Patrick Willocq


NOUS PORTERONS DANS NOTRE PRIERE

Baptême

 
Le samedi 18 janvier, à 14h00, en l’église de Tourpes, sera baptisé Elie Bayart, fils de Thomas Bayart et Morgane Mol.
 
Que Elie découvre combien notre Dieu l’aime comme son propre enfant…
 
 
Funérailles
 
Madame Thérèse Coget demeurait à Leuze. L’Eucharistie des funérailles a été célébrée à Gallaix le mercredi 15 janvier 2020. Messe du mois : vendredi 31 janvier, Leuze, 18h30.
 
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.


Intentions de prière pour notre semaine
 
+ Quand les communautés d’Eglise soulignent trop souvent ce qui les différencie, envoie-leur ton Esprit d’unité ; il leur fera célébrer dans la paix la diversité de tes dons…
 
+ Quand s’affrontent les familles, les groupes, les peuples pour imposer leur pouvoir, envoie ton Esprit de service ; il fera lever des témoins de leur fraternité dans le Christ…
 
+ Quand doutent de Toi les blessés de la vie, envoie ton Esprit de lumière ; il éclairera leur route d’humanité souffrante en l’unissant à celle de Jésus, homme parmi les hommes…
 
+ Quand nos communautés se referment sur leur clocher et leur identitarisme, envoie ton Esprit de communion ; il les invitera à se rassembler pour faire Eglise et donner réalisme au Corps de ton Fils…

Catéchèse familiale 2019-2020: informations
Prochaine rencontre de catéchèse -familiale
Dimanche 19 janvier à 9h00 – Eglise de Pipaix
Catéchèse années 2 & 3

Dimanche 26 janvier à 9h00 – Eglise de Grandmetz
Catéchèse année 1

Catéchèse pour adultes 2019-2020: informations


« LES JEUDIS DE LA FOI » - LA THÉOLOGIE À LA PORTÉE
« LA MESSE : JE CONNAIS… OUI, MAIS… »
Prochaines rencontres (20h à 21h30) :
Jeudi 06 février, en l’église de Thieulain
Jeudi 19 mars, en l’église de Blicquy

Dans nos clochers…


                                           
CONTACTS

M. le Curé Patrick Willocq
Responsable de l’Unité pastorale
Curé de tous les clochers de l’entité de Leuze
Tour Saint-Pierre 15
7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
0479/62.66.20

M. le Diacre Jean-Marie Bourgeois
Pastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaire
Grand-Rue 56
7900 Leuze-en-Hainaut

M. le Diacre Michel Hublet
Mise à jour du site internet
Avenue de la Croix-Rouge 44
7900 Leuze-en-Hainaut

Règlement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018


Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,
Curé - Adresse : voir plus haut
Délégué  à la protection des données :
Secrétaire général de la Conférence  épiscopale belge -
Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1,  1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -
Autorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -

Secrétariat décanal
Tour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00
En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen

 
Dans la région…



 
Retourner au contenu