Paroisse de Leuze-en-Hainaut

UNITE PASTORALE DE LEUZE-EN-HAINAUT
Unité pastorale refondée
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Une Parole … Une Prière


« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. Je vous le dis en effet : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.
Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne. Il a été dit également : Si quelqu’un renvoie sa femme, qu’il lui donne un acte de répudiation. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère.
Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne manqueras pas à tes serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout, ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu, ni par la terre, car elle est son marchepied, ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi. Et ne jure pas non plus sur ta tête, parce que tu ne peux pas rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir. Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’, ‘non’, si c’est ‘non’. Ce qui est en plus vient du Mauvais. »
Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5, 17-37
(Illustration : Joseph Chaumet (1852-1928), Via Vitae (« Chemin de Vie »),
Scène du Sermon sur la montagne, Musée eucharistique du Hiéron,
Paray-le-Monial, Saône-et-Loire, France)


A Méditer...
Message de notre Evêque,
Mgr Harpigny – Annuaire 2020
 
Il n’y a rien de stable, en dehors de toi, ô mon Dieu. Tu es le centre et la vie de tous ceux qui changent, qui se confient en toi comme leur Père, qui ont les yeux tournés vers toi et sont fiers de se remettre en tes mains. Je sais, mon Dieu, que si je veux voir ta face, je dois changer (John Henry Newman, cité par le Pape François dans le discours de Noël 2019 à la Curie romaine).
Depuis les années 1990, le diocèse de Tournai modifie progressivement le paysage de la pastorale territoriale. En 1995, le doyenné de Dour fait l’expérience d’une nouvelle concertation entre les paroisses. Cette expérience reçoit, en 1998, le nom de « Renaissance ». La nouveauté consiste en l’envoi en mission d’une équipe d’animation pastorale, présidée par le prêtre responsable appelé doyen ou vice-doyen.
Le synode diocésain (2011-2013) a un chapitre qui annonce comment les 49 unités pastorales vont devenir des paroisses nouvelles (décrets 1 à 16). L’expérience de « Refondation » des unités pastorales constitue une première étape. La nouveauté est l’envoi en mission d’un conseil pastoral par unité pastorale refondée. Pour atteindre l’objectif final, il faudra encore une concertation avec les pouvoirs publics et prendre des décisions en vue de correspondre en tout point à ce que le Code de Droit canonique exige.
Le décret 13 du synode diocésain parle de la dissolution des doyennés actuels et de la transformation en doyennés des sept régions pastorales. Le décret 14 prévoit qu’au 1er septembre 2018 les doyens et vice-doyens (de 2013) seront appelés « curé » et les doyens principaux « doyen ».
Avec un peu de retard, un décret daté du 9 décembre 2019 coule en forme juridique ce qui est prévu par le synode diocésain.
Pour mieux cerner la mission qui est confiée aux curés et aux doyens, un vade-mecum du curé et du doyen, pour lequel beaucoup ont été consultés, va être publié en 2020.
Pour continuer à mettre en œuvre les décrets du synode diocésain, le conseil presbytéral, qui a été renouvelé en 2019, a déjà des projets nouveaux. Le vicaire général a consulté diverses instances pour mettre sur pied un conseil pastoral diocésain.
Il nous faut encore procéder par étapes pour les « lieux » : les lieux-source dans chaque paroisse nouvelle, dans l’ensemble du diocèse ainsi que la maison diocésaine de la prière.
Suite aux nouvelles dispositions prévues en 2015 pour l’initiation chrétienne sacramentelle, le service diocésain de l’initiation chrétienne a fait le tour des unités pastorales en 2018-2019 ; il en a donné un écho à la journée diocésaine du 14 septembre 2019 à Soignies. Il y aura encore beaucoup à discerner pour l’accompagnement des adolescents et des jeunes de moins de dix-huit ans. La plaquette Critères de discernement pour l’accueil et l’accompagnement en catéchèse (Au service des communautés chrétiennes), Juillet 2008, doit être revue. En 2020, la Conférence épiscopale de Belgique promulgue un décret sur le catéchuménat, qui a reçu la « recognitio » du Saint-Siège à Rome.
Le service diocésain de la formation, catéchèse à tout âge, relance les groupes de partage de l’Evangile et de la Vie. N’oublions pas la session de formation continuée des 3 et 4 mars 2020 sur L’avenir de notre maison commune, Cinq ans après « Laudato Si’ ».
Le service diocésain Art, Culture et Foi est en train de mettre sur pied une journée diocésaine qui aura comme thème : le patrimoine religieux du Hainaut en lien avec le témoignage de la foi dans l’initiation chrétienne. Cette journée aura lieu à la Cathédrale le samedi 26 septembre 2020.
Renouvelé en partie, le service diocésain des couples et des familles va suggérer des projets pour accompagner les couples qui demandent le mariage sacramentel ainsi que ceux qui demandent un temps de prière à l’occasion d’une nouvelle union civile. Le Pape François rappelle, de temps en temps, la mise en œuvre de l’Exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia (19 mars 2016).
Je suis en train de consulter pour envisager un nouvel avenir de l’Institut Supérieur de Théologie du Diocèse de Tournai (ISTDT). La déclaration de politique communautaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles (2019) prévoit un groupe de travail au sujet des cours philosophiques et des cours d’éducation à la philosophie et à la citoyenneté. L’ISTDT n’a pas la mission unique de former des professeurs de religion. Il existe encore bien d’autres services à rendre dans le cadre de la formation et des acteurs pastoraux, et des personnes en recherche.
De même, il me semble que les responsables du temporel ont aussi comme mission d’aider les unités pastorales qui ont un ou plusieurs secrétariats paroissiaux. C’est là un chantier qui pourra, je pense, rencontrer les besoins de beaucoup.
En 2019, en raison des changements des mentalités à propos du livre papier, la librairie Siloë a fermé ses portes. Un service de « procure » (Siloë-Services) a été mis sur pied. Depuis de nombreuses années, le conseil épiscopal et le conseil d’administration de l’ASBL Evêché sont en train de discerner les missions nouvelles qui pourraient être confiées à la maison diocésaine de Mesvin, en sachant qu’en même temps celles du Centre d’Histoire et d’Art Sacré en Hainaut (CHASHA), établi à Bonne-Espérance, et de la Maison diocésaine de Bonne-Espérance (en lien avec le Service pastoral des Jeunes, SPJ) doivent continuer à se déployer.
Conversion pastorale pour annoncer l’Evangile
Dans le discours de Noël à la Curie romaine du 21 décembre 2019, le Pape François parle d’abord de la signification de la fête en citant le mystique copte orthodoxe égyptien Matthieu le Pauvre (Matta al Maskin, 1919-2006) : La naissance du Christ est le témoignage le plus fort et le plus éloquent de combien Dieu a aimé l’homme. Il l’a aimé d’un amour personnel. C’est pour cela qu’il a pris un corps humain, auquel il s’est uni et l’a fait sien pour toujours. La naissance du Christ est elle-même une « alliance d’amour » établie pour toujours entre Dieu et l’homme. Le Pape cite ensuite Clément d’Alexandrie (150-215) : C’est pour cela que le Christ est descendu, pour cela qu’il a revêtu l’humanité, pour cela qu’il a souffert volontairement la condition des hommes, afin qu’après s’être confronté à notre faiblesse qu’il a aimée, il puisse, en échange, nous confronter à sa puissance.
Le Pape en vient ensuite à John Henry Newman (1801-1890), prêtre anglican devenu prêtre catholique, créé cardinal, canonisé le 13 octobre 2019, qui a, lui aussi, écrit sur l’incarnation du Verbe, mais qui évoque également le changement : Ici, sur terre, vivre c’est changer, et la perfection est le résultat de nombreuses transformations. Il ne s’agit évidemment pas de chercher le changement pour le changement, ou de suivre des modes, mais d’avoir la conviction que le développement et la croissance sont la caractéristique de la vie terrestre et humaine, alors que, dans la perspective du croyant, au centre de tout se trouve la stabilité de Dieu. Pour Newman, le changement est une conversion, c’est-à-dire une transformation intérieure.
Faisant mémoire du cheminement dans la Bible, des commencements et des nouveaux départs, le Pape ajoute : Tout ceci a une importance particulière en notre époque, parce que ce temps que nous vivons n’est pas seulement une époque de changements, mais un véritable changement d’époque.
C’est de cette manière que le Pape parle de la réforme de la Curie romaine, de quelques dicastères en particulier : Quand les Congrégations pour la Doctrine de la Foi et pour l’Evangélisation des peuples ont été instituées, on était à une époque où il était plus simple de distinguer deux versants assez bien définis : un monde chrétien d’une part, et un monde encore à évangéliser d’autre part. Maintenant, cette situation n’existe plus. Les populations qui n’ont pas encore reçu l’annonce de l’Evangile ne vivent plus du tout seulement sur les Continents non occidentaux, mais se trouvent partout, surtout dans les énormes concentrations urbaines qui demandent, en elles-mêmes, une pastorale spécifique. Dans les grandes villes, nous avons besoin d’autres « cartes », d’autres paradigmes, qui nous aident à repositionner nos manières de penser et nos attitudes : frères et sœurs, nous ne sommes plus en chrétienté, nous ne le sommes plus. Nous ne sommes plus les seuls aujourd’hui à produire la culture, ni les premiers, ni les plus écoutés. Par conséquent, nous avons besoin d’un changement de mentalité pastorale, ce qui ne veut pas dire passer à une pastorale relativiste. Nous ne sommes plus dans un régime de chrétienté parce que la foi – spécialement en Europe, mais aussi dans une grande partie de l’Occident – ne constitue plus un présupposé évident du vivre-ensemble ; pire elle est souvent même niée, raillée, marginalisée et ridiculisée.
D’où la nécessité de revoir nos modes de fonctionnement, certes, mais surtout de prendre la mesure de ce en quoi consiste l’évangélisation : Dans tout son être et par tout son agir, l’Eglise est appelée à promouvoir le développement intégral de l’homme à la lumière de l’Evangile. Ce développement se réalise à travers le soin que l’on porte aux biens incommensurables de la justice, de la paix et de la sauvegarde de la création. Il est mis en œuvre dans le service des plus faibles et des marginalisés, en particulier les migrants forcés qui représentent en ce moment un cri dans le désert de notre humanité. L’Eglise est donc appelée à rappeler à tous qu’il ne s’agit pas seulement de questions sociales ou migratoires, mais de personnes humaines, de frères et sœurs qui sont aujourd’hui le symbole de tous les exclus de la société globalisée. Elle est appelée à témoigner que, pour Dieu, personne n’est « étranger » ou « exclu ». Elle est appelée à réveiller les consciences assoupies dans l’indifférence devant les réalités de la Mer Méditerranée devenue, pour beaucoup – pour trop – de personnes, un cimetière.
Le Cardinal Carlo Maria Martini (1927-2012), dans sa dernière interview, à quelques jours de sa mort, a dit des paroles qui doivent nous interroger, dit le Pape : L’Eglise est restée en arrière de deux cents ans. Comment se fait-il qu’elle ne se secoue pas ? Avons-nous peur ? Peur au lieu du courage ? De toute façon, la foi est le fondement de l’Eglise. La foi, la confiance, le courage (…). Seul l’amour vainc la lassitude.
Merci à tous ceux qui s’engagent dans ces changements pour le développement intégral de l’être humain.
+ Guy Harpigny, Evêque de Tournai
 
UN MOT DU CURE…
 
L’Art, pédagogue de la Foi chrétienne
 
 
S’il est un univers qui a suscité, au cours des siècles, la création artistique, c’est bien la Foi chrétienne !
La Beauté n’est-elle pas l’une des meilleures expressions de la Transcendance de Dieu ? Entrons dans une église, et nous découvrons, dans son architecture, dans les sculptures et les images qui l’habitent, un univers qui nous « dit » Dieu, un lieu théologique donc, univers symbolique dont les clés peuvent ouvrir les pages des contenus de notre foi… La Musique n’est pas de reste : écoutons une Passion de Jean-Sébastien Bach et nous sommes immédiatement plongés au cœur du Mystère de Pâques… La comédie musicale et la chanson dite « de variétés » peuvent aussi transmettre une certaine spiritualité, voire un certain contenu de Foi… N’oublions pas le 7ème Art ! Depuis L’Evangile selon saint Matthieu de Pasolini (1964) (photo) jusqu’à Des hommes et des dieux de Beauvois (2010) en passant par l’œuvre de réalisateurs comme Bresson, Tarkovski, Bergman ou Kieslowski et tant d’autres, le Cinéma n’est-il pas lui-même chemin de spiritualité ?...
Ces arguments m’ont conduit à imaginer et à donner un cours sur cette thématique depuis de nombreuses années à l’Institut Supérieur de Théologie de notre Diocèse.
Ce sont les mêmes arguments qui motivent certains de mes choix pastoraux, tels que nos soirées « Cinéma à l’église » ou « Concert à l’église », mais aussi les pages de cette « Chronique » consacrées à telle œuvre picturale ou telle page musicale…
Oui, l’Art peut vraiment être un merveilleux et efficace pédagogue de la Foi chrétienne…
 
Bon dimanche !
 
Abbé Patrick Willocq
Carême 2020 dans l ’unité pastorale de Leuze-en-Hainaut
 
Cinéma à l’église
Eglise Saint-Pierre, de Leuze   
Vendredi 06 mars - 20h00
 
Deux films seront projetés, l’un dans l’église (pour les adultes et adolescents), l’autre dans la chapelle d’hiver (pour les plus petits)
 
Pour les adultes
et les adolescents :
« Le Ciel attendra »
 
Bande annonce :  
Sonia, 17 ans, a failli commettre l’irréparable pour « garantir » à sa famille une place au paradis… Mélanie, 16 ans, vit avec sa mère, aime l’école et ses copines, joue du violoncelle et veut changer le monde. Elle tombe amoureuse d’un « prince » sur internet… Elles pourraient s’appeler Anaïs, Manon, Leila ou Clara, et comme elles, croiser un jour la route de l’embrigadement… Pourraient-elles en revenir ?...
Le film proposé cette année traite de la difficile question très actuelle des dangers de l’internet, notamment vis-à-vis des adolescents, ainsi que de la radicalisation religieuse qui peut être véhiculée via les réseaux sociaux et autres canaux du net.
Un film de Marie-Castille Mention-Schaar
Scénario : Émilie Frèche et Marie-Castille Mention-Schaar
avec Noémie Merlant, Naomi Amarger, Sandrine Bonnaire, Clotilde Courau, Zinedine Soualem, Dounia Bouzar, Ariane Ascaride, Yvan Attal
« Comment s’opère aujourd’hui le basculement de certains jeunes français vers la radicalisation ? De quelle manière le cinéma peut-il appréhender ce terrible phénomène d’embrigadement djihadiste, touchant garçons et filles, enfants et familles de toutes origines ? (…) La cinéaste Marie-Castille Mention-Schaar adopte encore une démarche documentaire et une exigence de vérité à la hauteur de ce sujet brûlant. Pour étayer leur fiction, la réalisatrice et sa scénariste, Emilie Frèche, multiplient les rencontres avec des jeunes et des parents concernés, des spécialistes de tous horizons, dont Dounia Bouzar, anthropologue, consultante et interprète de son propre rôle pour les besoins du film. Fruit de ce travail conséquent de préparation, le drame bouleversant nous fait cheminer aux côtés de deux adolescentes, Sonia et Mélanie, progressivement prises dans les filets de recruteurs sans visages, via les réseaux sociaux. Au fil des deux trajectoires croisées, « Le ciel attendra » nous éclaire sur les mécanismes à l’œuvre, en particulier à l’adolescence, ‘ce moment tellement fragile, où l’on a soif de pureté et d’engagement’, selon les mots de Marie-Castille Mention-Schaar. Nul doute : la détresse de ces familles, l’égarement de ces jeunes françaises, leur lutte difficile pour sortir du piège nous concernent tous. Et la cinéaste nous livre une œuvre impressionnante et juste, propre à susciter le débat, à construire ensemble les moyens de combattre le fléau… »               
Samra Bonvoisin,

Pour les plus jeunes :
« Le Roi Lion »
Bande annonce :
 
Au fond de la savane africaine, tous les animaux célèbrent la naissance de Simba, leur futur roi. Les mois passent. Simba est en admiration devant son père, le roi Mufasa, qui prend à cœur de lui faire comprendre les enjeux de sa royale destinée. Mais tout le monde ne semble pas de cet avis. Scar, le frère de Mufasa, l'ancien héritier du trône, a ses propres plans. La bataille pour la prise de contrôle de la Terre des Lions est ravagée par la trahison, la tragédie et le drame, ce qui finit par entraîner l'exil de Simba. Avec l'aide de deux nouveaux amis, Timon et Pumbaa, le jeune lion va devoir trouver comment grandir et reprendre ce qui lui revient de droit…
Un film où l’on retrouve toute une série de thèmes importants : le cycle de la vie, la famille, le voyage initiatique, l’injustice, l’amitié, l’amour, la loyauté…
La version qui sera présentée à Leuze est « Le Roi lion », le film américain réalisé par Jon Favreau et sorti en 2019. Il s'agit d'une nouvelle version du film d'animation des studios Disney, sorti en 1994. Ce film utilise la technique de l'animation 3D.
« C’est visiblement dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs succès au box-office ! Après Le Livre de la Jungle, La Belle et la Bête, Aladdin, Dumbo et compagnie, c’est au tour de l’opus qui a bercé plusieurs générations d’enfants (tout comme leurs parents) de renaître sur les écrans, non pas en live-action comme cela avait été annoncé, c’est-à-dire en prises de vues réelles, mais sous la forme d’un film d’animation au style hyperréaliste. Et c’est peu dire que d’affirmer que le défi est relevé de ce côté-là. Les décors, pour lesquels le cinéaste Jon Favreau est allé chercher son inspiration au Kenya, et surtout les animaux, sont composés graphiquement avec une précision et une beauté telles qu’on les croirait photographiées. C’est du grand art et c’est sublime. On retrouve aussi avec plaisir une bande-originale quasiment inchangée, avec les titres que l’on a tant aimés, notamment L’histoire de la vie et Hakuna Matata, que viennent agrémenter les prestations de quelques invités de luxe, notamment la superstar Beyoncé, qui y chante Spirit (et prête également son organe à la jolie lionne Nala). Les voix parlées des personnages, dans la déclinaison en VO que l’on a eu l’occasion de voir, sont parfaites, voire hilarantes dans les cas de Pumbaa et Timon, et rajoutent aussi au charme de ce film. En revanche, on ne peut pas dire que l’on est surpris, à un quelconque instant, du déroulement de l’intrigue puisque ce Roi Lion suit quasiment à la virgule et à la séquence près celui du scénario du long-métrage de 1994. Pour tous ceux qui ont vu (voire revu de multiples fois) ce dernier, l’effet de surprise est inexistant, ce que pourront regretter certains qui espéraient un supplément d’âme ou quelques gags ou idées nouvelles… Il n’empêche que, porté par la grâce et l’hyper-sophistication de son trait, ce Roi Lion nouvelle ère nous emporte sans difficulté dans son sillage… »
Bénédicte Flye Sainte Marie

  
CONCERT à L’EGLISE
 
Collégiale Saint-Pierre - Leuze
Vendredi 03 avril - 19h00
 
Pour entrer dans la
Grande Semaine Sainte...
 
Vous avez été nombreux, l’année dernière, à apprécier « Passion selon saint Jean ». Plusieurs m’ont interpellé afin de poursuivre l’initiative… Alors cette année, voici
 
La « Passion selon saint Matthieu »
de Jean-Sébastien Bach
 
Le film proposé ici est le reflet d’une série de concerts donné à Salzbourg et à Berlin au printemps 2010. Il faut dire que ce spectacle est vraiment unique. Le principe est simple puisqu’il consiste à mettre chacun des chanteurs et le chœur au plus près du texte et des situations pour ensuite les illustrer visuellement. En pratique, cela signifie par exemple faire bouger le chœur, y compris les enfants, parfois jusque dans les gradins, installer sur scène une structure blanche en bois symbole d’une tombe, faire chanter Jésus tout en haut de la Philharmonie, etc… C’est finalement assez simple (il suffisait d’y penser !) et la réalisation est toujours sobre, en situation, jamais spectaculaire ou hors de propos. En un mot, c’est d’une grande intelligence et d’une grande sensibilité et cela ajoute incontestablement un plus au chef d’œuvre de Bach. Cela impose pour les chanteurs solistes comme pour ceux du chœur un investissement corporel et spirituel important et également une connaissance de la partition par cœur. Pour le chef Simon Rattle au centre de la scène, c’est aussi un exercice difficile car le chœur comme les solistes sont parfois derrière son dos ou à distance. Le tout se termine dans la quasi-obscurité autour de la tombe de Jésus dans un mouvement convergeant des chanteurs du choeur vers le centre de la scène qui est très émouvant. Le Rundfunkchor Berlin, préparé par son chef Simon Halsey, est exceptionnel d’engagement, de précision, de diction, de polyphonie et de puissance ou de douceur selon les circonstances. Largement sollicité par Simon Rattle, il répond avec passion et s’adapte au contexte spirituel de l’œuvre avec une précision qui ne laisse aucun doute sur l’importance du travail de préparation d’amont. Parmi les solistes tous de très haut niveau, il faut signaler l’extraordinaire évangéliste de Mark Padmore, à qui Peter Sellars demande beaucoup, et le Jésus rayonnant et serein de Christian Gerhaher d’une beauté de timbre, de style et d’une musicalité à couper le souffle. Un grand coup de chapeau également au chœur d’enfants (Knaben des Staats- und Domchors Berlin dirigé par Kai-Uwe Jirka), de toute beauté et qui parvient à chanter avec Simon Rattle y compris lorsque les enfants en sont très éloignés. Impossible en sortant d’une telle soirée de ne pas être pendant quelques longs instants le cœur et la tête dans les étoiles…
Bande annonce :                                                                                   
Gilles Lesur
 
Projection sur grand écran d’une représentation publique
mise en espace à la Philharmonie de Berlin
Avec l’Orchestre Philharmonique de Berlin
sous la direction de Sir Simon Rattle
Solistes : Camilla Tilling - Magdalena Kožená - Topi Lehtipuu
Mark Padmore - Thomas Quasthoff - Christian Gerhaher
Choeurs :
Rundfunkchor Berlin - Simon Halsey (Chorus Master)
Knaben des Staats- und Domchors Berlin - Kai-Uwe Jirka (Chorus Master)
Mise en espace : Peter Sellars
Réalisation : Daniel Finkernagel et Alexander Lück.
Enregistré sur le vif à la Philharmonie de Berlin le 11 avril 2010.
 
L’Art qui conduit à la Transcendance…
 Une image pour nous guider : Joseph CHAUMET (1852-1928), Via Vitae
 
Chef d'œuvre de l'orfèvre et joailler parisien représentant les principales scènes de la vie de Jésus, marbre, albâtre, onyx, or, ivoire, argent doré, rubis et diamants, 1894-1904, 270 x 300 cm, Musée eucharistique du Hiéron, Paray-le-Monial, Saône-et-Loire, France.
 
La Via Vitae (1894- 1904) fut une des œuvres monumentales créée par Joseph Chaumet, bijoutier de la fameuse maison Chaumet auquel il donna son nom. Cette œuvre fut conçue comme chef-d’œuvre dans la tradition des compagnonnages. Il est en effet de tradition qu’un compagnon, pour prouver qu’il est un ouvrier compétent, fabrique un chef-d’œuvre ou un travail de réception.
Qui est Joseph Chaumet ?
En épousant Marie, la fille de Prosper Morel, en 1875, Joseph Chaumet s’introduisait dans la maison éponyme dont il prit la gérance en 1885, puis le contrôle en 1889, et qu’il installa au numéro 12 de la place Vendôme à Paris en 1907. La maison de joaillerie Chaumet, l’un des principaux fournisseurs des cours d’Europe, allait connaître de 1880 à 1914 pendant la Belle Epoque et sous la direction de Joseph Chaumet, une créativité sans précédent.
Le remarquable discernement de Joseph Chaumet en matière de pierres précieuses et de perles lui valut de recueillir des investissements importants consentis par les banquiers Louis Singer, Edgar Stern et le baron Gustave de Rothschild, ainsi que par des figures éminentes de la haute société internationale, tels le prince Henckel von Donnersmark et la princesse de Monaco.
Comme son prédécesseur Nitot, Chaumet avait su réaliser des bijoux dans l’esprit de son temps, tout en contrôlant chaque étape de la création, du dessin à la finition.  Commerçant dynamique à l’esprit d’initiative, Chaumet fut présent à toutes les grandes expositions qui marquèrent son temps, notamment celle de Paris en 1900 où il reçut la Médaille d’or avec l’œuvre intitulée Christus Vincit.
La Via Vitae
Joseph Chaumet travailla également à la confection d’une œuvre aussi surprenante qu’inconnue du grand public. Ce créatif talentueux consacra 10 ans de sa vie à la création d’une œuvre monumentale d’art sacré de près de 3 mètres de haut.
Mélange virtuose entre l’orfèvrerie, la joaillerie et la sculpture, ce sont trois tonnes de marbre bleu-gris des Pyrénées, d’onyx, d’or, d’ivoire, de laiton et de pierres précieuses qui composent l’ensemble. Intitulée Via vitae (Chemin de vie) cette œuvre retrace les différents événements composant la vie du Christ. Sur les pentes d’une montagne gigantesque où coule un tempétueux fleuve d’albâtre comme symbole de vie se distinguent ici et là 138 petites statuettes d’or et d’ivoire. La naissance du Christ, sa mort,  sa résurrection, mais aussi les noces de Cana ou encore la Cène, Joseph Chaumet les représente par de petits groupes sculptés (9 en tout) qu'il place avec harmonie parmi les quelques 18 blocs de marbre qui servent de base à l’œuvre. Remplie de symboles, l’œuvre présente également les  sept péchés capitaux . Vers le som-met se trouve l’Harmonie et l’Amour brandissant une hostie sertie de diamants portant l’inscription IHS en rubis.
L’œuvre a été pensée de manière symbolique. Le roc « représente la matière à travers laquelle circule la vie qui a sa source en Dieu » ; cette dernière est matérialisée par le fleuve qui, sous le Christ ressuscité, jaillit du tombeau ouvert par un ange, « sortant de Dieu sans que l’on puisse pénétrer le mystère de son origine, symbole de la vie, il traverse le tombeau du Christ pour montrer que la mort de Dieu Rédempteur… a régénéré ainsi la source de la vie ».
Le grand savoir-faire des ateliers de la maison en matière de taille et d’assemblage de matériaux si différents est magnifiquement représenté ici : on ne distingue ni les jointures ni les fixations.
Par le choix de nobles matériaux et de pierres précieuses travaillés jusqu’aux moindres détails, Joseph Chaumet respectait ce vieil adage moyenâgeux : « Rien n’est trop beau pour Dieu ».
Ce monument si étonnant de l’orfèvrerie française s’inscrit dans une démarche d’engagement de l’auteur. En effet, comment ignorer le contexte de création de ce chef-d’œuvre ?
Les 10 ans de création de la Via Vitae ont été le cadre d’importants remaniements de la société. L’opinion est écartelée par l’affaire Dreyfus. L’industrialisation, le progrès des sciences, le matérialisme annoncent la venue de profondes mutations.  C’est durant ces années qu’a lieu la séparation de l’Eglise et de l’Etat en France.  La loi Combe chamboulait l’Eglise en expulsant du pays les congrégations religieuses et en confisquant leurs biens. Couvents et monastères furent fermés, mis en vente ou en location et leurs contenus liquidés.
A l’âge de quarante-deux ans, Joseph Chaumet va concevoir la Via Vitæ comme une affirmation de ses convictions et une réaction face aux bouleversements de son époque faisant de cette œuvre un symbole fort de son engagement chrétien.
 
Par ce chef-d’œuvre, Joseph Chaumet s’inscrit dans un retour médiéval de l’hommage à Dieu. Il s’agit sans conteste de l’une des plus étonnantes expressions de l’art sacré qui soit issue des inquiétudes d’une fin de siècle.
Aujourd’hui
La Via Vitae a été classée Trésor National en 2000. Elle a retrouvé son éclat d’origine après sa restauration, ce qui lui a permis de réparer son système de rotation conçu par Chaumet à l’origine. Vous pouvez découvrir ICI un récit de cette remarquable restauration, illustré de nombreuses photographies. Grâce notamment à des prêts de la famille et de la maison Chaumet, du musée de Vitré, de la paroisse de Hyères, du Sanctuaire de Montligeon ainsi que de collections particulières, la Via Vitae se retrouve dans son contexte de création.
“Sanglé dans sa redingote noire comme une soutane, barbe grise et longue figure de missionnaire ascétique”, ainsi figure Joseph Chaumet sur les deux portraits que nous lui connaissons. Ne confiait-il pas tout jeune homme à son beau-père Prospel Morel sa profession de foi qui a nourri toute son existence : “Avec l’aide de Dieu j’espère atteindre le Ciel. Je compte sur l’aide de Dieu pour bénir mes efforts et me donner la force nécessaire pour atteindre au but.”
(Sources : et

 
Une photo qui permet de prendre conscience de l’ampleur de cette œuvre : près de 3 tonnes, pour 2,70 m de haut, sur un socle tournant de 3 m de diamètre (Source où l’on peut trouver d’autres photos :
 
 
 
Quand la musique nous conduit aussi…
 
Les Béatitudes en musique
* Pour expliquer le choix : Le dimanche, nous continuons à méditer le grand chapitre V de l’Evangile selon St-Mathieu, qui s’ouvre par le texte des Béatitudes, normalement proclamé le 4ème dimanche de l’année liturgique A, dimanche qui, cette année, tombait le 02 février et fut donc remplacé par la Fête de la Présentation du Seigneur au Temple. Alors, je me suis dit que l’on pouvait peut-être quand même prendre un peu de temps pour (re)découvrir ce magnifique texte des « Béatitudes » à travers la musique… Et en effet, ce texte poétique par excellence a inspiré beaucoup de musiciens ! Je vous propose deux interprétations de cette page d’Evangile.
 
César Franck (Liège 1822, Paris, 1890), Les Béatitudes,
oratorio en huit parties et un prologue,
pour orchestre, chœur et huit solistes  (soprano, mezzo-soprano, contralto,
2 ténors, baryton, et 2 basses),
sur un livret de Joséphine Colomb
 
 
* Avant de lire le commentaire ou en le parcourant, vous pouvez écouter cette oeuvre en cliquant sur le lien   ci-dessous ; je vous propose une version « de chez nous », magistrale, avec notamment le grand José Van Dam…
: Orchestre Philpharmonique de Liège et de la Communauté Française (Orchestre Philharmonique Royal de Liège), Philips' Philharmonisch Koor d’Eindhoven (Direction : Jacques Huynen), Chorale Cantores de Bruges (Direction : Aimé de Haene), Schola Cantorum "Cantate Domino" (Direction : Michaël Ghys), Mireille Capelle (soprano), Lucienne Van Deyck (alto), Thérèse Martin (alto), Guy de Mey (ténor), James O’Neal (ténor), José Van Dam (baryton), Laurence Albert (basse), Dirk Van Croonenborgh (basse), sous la direction de Pierre Bartholomée, 14 octobre 1990, Conservatoire Royal de Liège
* Commentaire de Cédric Manuel
 
César Franck avait réalisé quelques œuvres religieuses et un ora-torio important lorsqu’il avait une vingtaine d’années, et qui s’appelait Ruth. Il ne revint au genre que vingt-cinq ans plus tard, à partir de 1869, car il voulait écrire une œuvre à partir du « Sermon sur la montagne », tiré du Nouveau Testament (Mt 5-7).
Il décida donc de com-poser un nouvel oratorio sur les huit béatitudes du Christ. Il ne savait pas encore que ça lui prendrait dix ans. Il confia le livret com-mentant les paroles du Christ (c’est un ténor qui fait office de récitant et un baryton qui incarne le Christ) à l’épouse d’un professeur de lycée, Mme Colomb, dont les vers ne sont pas inoubliables. La composition fut très erratique et ne s’acheva qu’en 1879. Pourtant, Franck, qui vécut encore 11 ans, ne l’entendit jamais dans son intégralité.
Partition très (trop ?) longue, parfois inégale, elle ne manque cependant pas de moments de grâce. Comme cette 4e Béatitude (« Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice »), qui fut achevée le 3 septembre 1870, le lendemain même du désastre de Sedan et la veille de la chute de l’Empire ; il faut préciser que César Franck était lui-même liégeois, fils d’un banquier wallon et d’une mère allemande, mais s’était installé à Paris très tôt. Il sera naturalisé français à 51 ans.
Malgré ses défauts, Les Béatitudes sont considérées comme l’un des grands chefs-d’œuvre de César Franck, y compris par lui-même : « on n’a jamais mieux écrit ! », s’exclama-t-il en achevant sa partition. Béat (et modeste) avec ça !
Pour qui recherche davantage de renseignements :
+ Une analyse thématique de Th.-L. Leeman, 1909 :
+ Une autre analyse plus récente (2013) de Jean Robert, compositeur et professeur de composition musicale :
 
* * *
 
Arvo Pärt (1935),
Les Béatitudes
(1990-1991),
pour chœur mixte
et orgue
 

(ici, avec le Pape François qui lui remet le Prix Ratzinger 2017)
* Avant de lire le commentaire ou en le parcourant, vous pouvez écouter cette oeuvre en cliquant sur le lien ci-dessous (YouTube) :
: San Diego Pro Arte Voices Patrick Walders, 2015 St. Paul's Cathedral
* Commentaire
« The Beatitudes » - Pour chœur mixte et orgue. Sur un texte tiré de l’Évangile selon Matthieu 5, 3-12 (« Les Béatitudes »). Composé en 1990 et créé le 25 mai de la même année dans la Nathanaelkirche de Berlin sous la direction de Paul Hillier. Commande de Kompositionsauftrag des RIAS. Dédié à Hildegard Curth. Publié par Universal Edition.
Le texte de ces Beatitudes est tiré d’un des passages les plus connus de l’Évangile selon saint Matthieu : le Sermon sur la montagne. Arvo Pärt reproduit le style oral d’un tel discours en calquant le rythme de sa musique sur la prosodie naturelle de l’art oratoire. De la même façon que The Deer’s Cry était construit sur l’homophonie (le même rythme pour toutes les parties), l’homorythmie ici parvient à suggérer l’impression d’entendre une seule voix, particuliè-rement colorée et riche en harmoniques.
The Beatitudes est construit en palindrome : le monumental climax, aidé par l’orgue, au milieu sépare la pièce en deux miroirs musicaux. Dans la première partie, le chœur, d’abord quasiment inaudible, est accompagné par le pédalier de l’orgue et la musique progresse par demi-tons ascendants et avec régularité vers le climax. C’est dans ce centre géométrique de la pièce que l’orgue semble tout à coup prendre vie. Dans la deuxième partie, l’orgue joue sans le chœur, et s’efface progressivement pour revenir à l’inaudible initial. Arvo Pärt ne raconte pas cet épisode du Sermon. Il ne reprend pas la narration de l’Évangile (« Voyant les foules, il gravit la montagne, et quand il fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui et prenant la parole, il les enseignait en disant… ») mais va directement vers le cœur du discours de Jésus : « Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux. Heureux les affligés, car ils seront consolés, etc. » Comme dans son Kanon Pokajanen, Arvo Pärt ne met pas en musique une prière. Il prie. Et là, de la même façon, dans ces Béatitudes, Pärt n’est pas dans la citation de Jésus : c’est lui-même qui dit « Heureux les pauvres ».
 
Réception du Prix Ratzinger 2017
Docteur honoris causa de l’Institut pontifical de musique sacrée, Arvo Pärt a eu l’occasion, pour les soixante ans de sacerdoce de Benoît XVI, d’exécuter devant lui son Notre Père. Il est, depuis 2011, membre du Conseil pontifical pour la culture. « L’attirance de Joseph Ratzinger/Benoît XVI pour l’art musical et l’inspiration hautement religieuse de l’art musical du maestro Pärt justifient pleinement l’attribution du prix en dehors du champ strictement théologique », a expliqué le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical pour la culture et membre du conseil scientifique de la Fondation Joseph Ratzinger-Benoît XVI. (Nicolas Senèze, du journal La Croix
Au cours d’une de ses allocutions, Arvo Pärt livrait quelques mots de son journal musical qui nous éclairent sur les fondements de sa mission de compositeur :
« Au monastère Pühtisa, en Estonie : “Avez-vous déjà remercié Dieu pour cet échec?”  Ces mots inattendus étaient prononcés par une petite fille, je me souviens exactement, c’était le 25 juillet 1976. J’étais assis sur un banc dans le cloître du monastère, à l’ombre des buissons avec mon cahier. “Qu’est-ce que vous faites, qu’écrivez-vous là ?” me demanda la fillette d’environ 10 ans. “J’essaie d’écrire de la musique mais cela ne s’avère pas bon.” Lui dis-je. Elle eut alors ces mots inattendus : “Avez-vous déjà remercié Dieu pour cet échec?”
L’âme humaine est l’instrument de musique le  plus sensible. Celui qui vient ensuite c’est la voix humaine. On doit purifier l’âme pour qu’elle puisse retentir, sonner. Le compositeur est un instrument de musique, et en même temps, il interprète sur cet instrument. L’instrument doit être réglé pour produire le son. Nous devons commencer par là et non par la musique. A travers la musique, le compositeur peut vérifier si son instrument est accordé, et en quel mode il est accordé.
Dieu unifie l’homme dans le ventre de sa mère, lentement et avec sagesse. L’art devrait être mis au monde de la même manière.
Il faut être comme un mendiant au moment d’écrire la musique, quelle qu’elle soit et au moment où Dieu donne. Nous ne devrions pas nous désoler d’écrire peu ou pauvrement, mais parce que nous prions peu et pauvrement… et de façon tiède, et que nous vivons de la mauvaise façon.
Le critère doit être partout et uniquement l’humilité.
La musique est mon amie : elle comprend tout, elle a compassion, elle est pardon. Elle me réconforte, elle est le mouchoir qui essuie mes larmes de tristesse, la source de mes larmes de joie, ma libération et mon envol. Elle est aussi une douloureuse épine dans ma chair et mon âme, ce qui me rend sobre et m’enseigne l’humilité.
Merci. Pardonnez-moi s’il vous plait… »
(Discours prononcé en mai 2014 par compositeur Arvo Pärt à l’occasion d’un prix honorifique du Séminaire St Vladimir de New York qu’il y a reçu) (Photo : Le Pape François observant le compositeur Arvo Pärt lors de la remise du prix Ratzinger.  (© Servizio Fotografico L'Osservatore Romano))
NOUS PORTERONS DANS NOTRE PRIERE

 
Baptêmes
 
- Le dimanche 23 février, à 14h00, en l’église de Thieulain, sera baptisé Clément Vandeputte, fils de Florent Vandeputte et Céline Wyseur.
 
- Le dimanche 01 mars, à 10h30, en l’église de Leuze, sera baptisé Emilien Carton, fils de Geoffrey Carton et Elodie De Roo.
 
- Le samedi 07 mars, à 14h00, en l’église de Tourpes, seront baptisés Connor Delloye, fils de Raphaël Delloye et Marianne Pieroux ; Achille Dupire, fils de Nicolas Dupire et Stéphanie Willocq.
 
- Le dimanche 08 mars, à 10h30, en l’église de Leuze, sera baptisé Gaspard Debusschere, fils de Jimmy Debusschere et Delphine Bourgois.
 
- Le dimanche 08 mars, à 14h00, en l’église de Leuze, sera baptisée Margaux Deffontaine, fille de Damine Deffontaine et Jessica Vanderstraeten.
 
- Le samedi 14 mars, à 14h00, en l’église de Leuze, sera baptisée Jade Nuttens, fille de Aurélien Nuttens et Florence Isenguerre.
 
- Le dimanche 15 mars, à 10h30, en l’église de Leuze, sera baptisé Diégo Damien, fils de Cyril Damien et Céline André.
 
Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants…

 
Funérailles
 
Madame Simonne Declercq demeurait à Grandmetz. L’Eucha-ristie des funérailles sera célébrée en l’église de Grandmetz le jeudi 20 février 2020 à 11h00. Messe du mois : vendredi 27 mars, Leuze, 18h30
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.  

Intentions de prière pour notre semaine
 
+ « Si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle » Père, donne à nos gouvernants et à tous ceux qui prennent des décisions de par le monde de garder en mémoire cette parole afin que leur conscience soit toujours éclairée…
 
+ « Car l’Esprit voit le fond de toutes choses, et même les profondeurs de Dieu » Père, daigne entendre les prières que chacun de nous, dans cette assemblée, formule au plus profond de son cœur et donne à chacun un cœur d’enfant pour se confier à Toi en toute humilité…
 
+ « Quand vous dites « oui » que ce soit un « oui », quand vous dites « non » que ce soit un « non » Père, aide les éducateurs et tous les parents à rester cohérents et droits dans l’Education qu’ils souhaitent donner à leurs enfants malgré le regard des autres et les remarques éventuelles.
 
+ « Nous proclamons la sagesse du mystère de Dieu » Père, inspire à notre Saint Père le Pape François, à notre Evêque Guy et à tous les évêques, aux prêtres, aux diacres, aux animateurs en pastorale et à tous ceux qui exercent un service dans l’Eglise, les mots justes pour toujours annoncer l’Evangile selon ce qu’il signifie pour Toi.
Catéchèse familiale 2019-2020: informations
Prochaine rencontre de catéchèse -familiale
Dimanche 16 février à 9h00 – Eglise de Pipaix
Catéchèse années 2 & 3 : « A la source de mon Baptême »
Dimanche 01 mars à 9h00 – Eglise de Leuze :
Catéchèse année 1 – « La Messe »

 
Pour toutes les années : Soirée « Cinéma à l’église »
Pour les adultes et adolescents : « Le Ciel attendra »
de Marie-Castille Mention-Schaar
Pour les plus jeunes : « Le Roi Lion » de Jon Favreau
Vendredi 06 mars à 20h00 – Eglise de Leuze (et pas Tourpes)


Catéchèse pour adultes 2019-2020: informations




« LES JEUDIS DE LA FOI » - LA THÉOLOGIE À LA PORTÉE
« LA MESSE : JE CONNAIS… OUI, MAIS… »
Prochaines rencontres (20h à 21h30) :
Jeudi 06 février, en l’église de Thieulain
Jeudi 19 mars, en l’église de Blicquy

CONTACTS

M. le Curé Patrick Willocq
Responsable de l’Unité pastorale
Curé de tous les clochers de l’entité de Leuze
Tour Saint-Pierre 15
7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
0479/62.66.20

M. le Diacre Jean-Marie Bourgeois
Pastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaire
Grand-Rue 56
7900 Leuze-en-Hainaut

M. le Diacre Michel Hublet
Mise à jour du site internet
Avenue de la Croix-Rouge 44
7900 Leuze-en-Hainaut

Règlement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018


Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,
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Secrétariat décanal
Tour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00
En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen

 
Dans la région…







 
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