Paroisse de Leuze-en-Hainaut

UNITE PASTORALE DE LEUZE-EN-HAINAUT
Unité pastorale refondée
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Une Parole … Une Prière

« En ce temps-là, Marthe et Marie, les deux sœurs de Lazare, envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. »
 
À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

 
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 11, 1…45
 
(Illustration : Vincent VAN GOGH. Résurrection de Lazare (d’après Rembrandt),
 
Saint-Rémy, 1889-1890, Musée Van Gogh



A Méditer...

Le Pape François nous donne rendez-vous

 
Le Pape a annoncé qu'il présiderait un temps de prière ce vendredi 27 mars à 18h sur le parvis de la basilique Saint-Pierre. La place Saint-Pierre sera vide, mais François invite tout le monde à s'y associer grâce aux médias, car cette célébration sera retransmise à la radio, à la télévision et sur internet.
« Nous écouterons la Parole de Dieu, nous élèverons notre supplication, nous adorerons le Saint-Sacrement, avec lequel je donnerai à la fin la bénédiction Urbi et Orbi, à laquelle sera attachée la possibilité de recevoir l'indulgence plénière. » Cette initiative est tout à fait exceptionnelle, la bénédiction Urbi et Orbi n'étant normalement prononcée qu'à Noël, à Pâques et lors de l'élection d'un nouveau Souverain pontife.
« À la pandémie du virus nous voulons répondre avec l'universalité de la prière, de la compassion, de la tendresse. Restons unis. Faisons sentir notre proximité pour les personnes les plus seules et les plus éprouvées. Notre proximité pour les médecins, les opérateurs de santé, les infirmiers et infirmières, les volontaires... Notre proximité pour les autorités qui doivent prendre des mesures difficiles, mais pour notre bien. Notre proximité aux policiers, aux soldats qui cherchent à maintenir l'ordre sur la route, pour que s'accomplissent les choses que le gouvernement demande de faire pour le bien de nous tous. Proximité à tous », a lancé le Pape.

 
Il sera possible d'assister à cette bénédiction
en Mondiovision sur le site de Vatican News :
Vous pourrez aussi regarder cette célébration en direct
sur KTO (chaîne n°220 sur Proximus TV et n°144 sur VOO).

 
 






Pendant cette période de confinement, notre Diocèse vous propose sur son site internet des pistes pour continuer à vivre notre foi. Il suffit de cliquer pour y avoir accès. Cette page sera actualisée au fur et à mesures de nos trouvailles. Prenons soin les uns des autres, aussi par la prière.

Notre Évêque nous donne rendez-vous
 
Ce vendredi, Mgr Harpigny a adressé un message à l'Eglise en Hainaut. Cette vidéo sera diffusée dès 11h sur notre site et sur la chaîne YouTube du diocèse => Cliquez sur ce lien :    
 
UN MOT DU CURE…
 
Crise sanitaire COVID-19
Comme un grand Samedi Saint…
 
Depuis plusieurs jours, et sans doute encore pour un certain temps (le 17 avril au moins), les céélébrations liturgiques ne sont plus autorisées (sauf les funérailles dans l’intimité) à cause du rassemblement et donc de la proximité qu’elles génèrent, proximité évidemment à haut risque dans les circonstances que nous connaissons.
Personnellement, et tout en comprenant bien et approuvant pleinement ces mesures, je trouve très étrange de ne pouvoir célébrer avec le Peuple de Dieu… Un manque, vraiment… Dommage qu’il faille un tel moment de crise pour s’en rendre compte…
Bien sûr ! Le prêtre peut toujours célébrer l’Eucharistie « en privé ». Très personnellement (et donc sans aucun jugement sur d’autres points de vue), je n’arrive pas à me résoudre à célébrer seul... D’abord sur un simple plan humain : j’ai l’impression que je serais ‘injuste’ par rapport à tous les fidèles empêchés de rejoindre la Liturgie de l’Eglise autrement que « spirituellement » ou plus concrètement, par la télévision ou internet ?... Ensuite, sur un plan théologique : la Messe n’est-elle pas l’action conjointe du Christ et de l’Eglise qui actualise le sacrifice sauveur de la Croix ?... Elle n'est pas la juxtaposition de démarches spirituelles (celle du prêtre qui lui ‘peut’ célébrer, et celles des fidèles qui individuellement s'unissent à l'action du prêtre).
Alors ?... En somme, je reçois ce moment comme un « jeûne » eucharistique, un grand Samedi Saint, qui peut-être nous est donné dans un contexte certes malheureux, mais pour découvrir d’autres chemins de vie spirituelle…
Et en ces jours, je repense à « La Messe sur le Monde » du Père Teilhard de Chardin, s.j. : cette méditation avait été inspirée au Père Teilhard par l’impossibilité où il se trouvait, en plein désert, de célébrer la Messe. Son texte débute par ces mots, qui résonnent avec tellement de vérité en ces jours difficiles :
 
« Puisque, une fois encore Seigneur,
non plus dans les forêts de l'Aisne, mais dans les steppes d'Asie,
je n'ai ni pain, ni vin, ni autel,
je m'élèverai par-dessus les symboles
jusqu'à la pure majesté du Réel,
et je vous offrirai, moi votre prêtre, sur l'autel de la Terre entière,
le travail et la peine du Monde… »
 
Le travail des chercheurs, des soignants et de tous les autres… et la peine du Monde… immense chez les malades, les familles des centaines de défunts de tous les pays… Oui… Des mots qui sonnent avec une telle vérité…
Prenez soin de vous et des autres…      
 
Abbé Patrick Willocq
 
 
 Chantal Bert, La Messe sur le Monde, 95x38cm
 
 
 
5ème dimanche – Croyons-nous cela ? ...
 
  
Au sommet du Carême de l’année A, à quelques jours du Dimanche des Rameaux et de la Passion, l’Eglise, dans sa Liturgie, nous fait entendre le récit du « réveil » de Lazare par Jésus.  Pour St Jean, c’est là « le » signe par excellence qui vient manifester la gloire du Père et annoncer l’ultime glorification de Jésus lors de sa Pâque. Bientôt, Jésus sera lui-même signe de la victoire de Dieu. Pour l’instant, nous n’en sommes pas encore là, mais seulement à son annonce : Lazare va revivre, signe d’une réalité infiniment plus profonde, la Résurrection…
Oh ! Bien sûr, Marthe est comme beaucoup de Juifs de son temps : elle croit à la résurrection… à la fin des temps… Je sais que mon frère ressuscitera au dernier jour, à la résurrection… Mais Jésus va la conduire plus loin sur le chemin de la Foi : Je suis la résurrection et la vie…
Comprenons bien ces mots tant et tant de fois entendus ; St Jean lui-même nous explique dans sa Première Lettre : « Et voici ce témoignage : c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Qui a le Fils a la vie… Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle » (1 Jn 5, 11-13). Jésus n’est donc pas seulement celui qui réveille de la mort… La Résurrection, c’est lui, c’est sa personne, c’est son être… La Vie, c’est lui…
Nous touchons ici à un sommet de la Révélation chrétienne, qui trouvera sa forme ultime dans la nuit de Pâques, mais qui vient déjà donner sens au signe que Jésus va poser dans l’immédiat avec Lazare… Ne regarder que le signe serait erreur ; il faut tenir et le signe et la parole…
Après cette déclaration, Jésus peut poser la question qui depuis lors ne cesse de retentir… pour nous aussi… Crois-tu cela ?... Et Marthe de répondre : Tu es le Messie… Tu es le Fils de Dieu…
Nous sommes tous interpellés par Jésus… Croyons-nous cela ?...
Bon dimanche… Vivez-le comme un Samedi Saint… Vous verrez… Pâques est proche-… Confiance…
 
Abbé Patrick Willocq
 

NOUS PORTERONS DANS NOTRE PRIERE

« L'Eglise catholique de Belgique suspend aussi les baptêmes et mariages religieux :
Les autorités civiles ont pris des mesures plus restrictives contre le Covid-19. Seules les funérailles en cercle restreint sont possibles. Les baptêmes et mariages religieux ne sont plus autorisés, même en cercle restreint. »
J’examinerai chaque situation avec la famille concernée de façon à trouver une nouvelle date qui convienne au plus grand nombre.
Abbé P. Willocq

Baptêmes
Vu les circonstances et les mesures prises, la célébration est reportée par les parents à une date qui sera communiquée plus tard.

Mariages
Vu les circonstances et les mesures prises, la célébration est reportée par les fiancés à une date qui sera communiquée plus tard.
 
Funérailles
- Monsieur Emile Boitte demeurait à Leuze. Vu les circonstances actuelles, une « Prière de remise entre les mains de notre Père » a été prononcée au funérarium. Une Eucharistie à la mémoire de M. Boitte sera célébrée à une date ultérieure.

 - Madame Lucie Henton demeurait à Leuze. Vu les circonstances actuelles, une « Prière de remise entre les mains de notre Père » a été prononcée au cimetière. Une Eucharistie à la mémoire de Mme Henton sera célébrée à une date ultérieure

Vu les circonstances et les mesures prises, la célébration de la « Messe du mois » est annulée ; l’intention prévue pour les défunts du mois est reportée au mois suivant.
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.
 

Intentions de prière pour notre semaine
 
+ Dieu notre Père, ton amour est fidèle.
 
Nous te prions pour les malades, les personnes mises en quarantaine, les personnes angoissées devant l’inconnu, les personnes ayant des proches retenus à l’étranger… pour le personnel médical, les chercheurs, les autorités de notre Pays et de tous les pays touchés par cette maladie soudaine… Que la cohésion des forces vives et l’unité nationale permettent d’éradiquer cette maladie rapidement… Que la prière des croyants se fasse forte pour faire reculer les frontières du mal…
 
+ Dieu notre Père, ton amour est fidèle. Nous te prions pour tous les malades : que ta puissance de vie leur rende santé et courage…
 
+ Dieu notre Père, tu écoutes nos appels. Nous te prions pour tous les déprimés et les blessés de la vie : délie les bandelettes qui les emprisonnent…
 
+ Dieu notre Père, ton oreille est attentive à toute prière. Nous te prions pour ceux qui peinent et qui luttent : enlève la pierre qui écrase les corps et les cœurs…
 
+ Dieu notre Père, tu es plein d’amour. Nous te prions pour tous les baptisés et les catéchumènes : affermis leurs pas à la suite de ton Fils…
 
+ Dieu notre Père, tu répands ton esprit sur toute chair. Nous te prions pour ceux qui pleurent un proche disparu : répands dans leurs cœurs ta lumière vivifiante…
 
 
 
 
 
 
L’Art qui conduit à la Transcendance…

Une image pour nous guider : Lazare et l’iconographie
 
L’art des catacombes, une catéchèse en images.
 
C’est dès les IIe et IIIe siècles que la figure de Lazare fait l’objet de représentations picturales, dans les catacombes romaines surtout, mais aussi en France et en Espagne. La résurrection de Lazare est la scène la plus représentée à Rome, après celle du bon pasteur et juste devant celle de Jonas. Ce foisonnement de la figure lazaréenne n’est pas étonnant puisque, comme les deux autres épisodes bibliques évoqués, elle entre en liaison étroite avec le lieu où elle figure : où, mieux que dans les catacombes, la scène johannique serait-elle à sa place, puisqu’elle évoque, pour ces premiers chrétiens, l’espérance de la vie éternelle, dont le personnage de Lazare contient la promesse ?
La résurrection de Lazare, Catacombes de Rome, IIIe siècle
Ces représentations picturales sont donc le signe que le défunt a, comme Lazare, obtenu son droit de passage pour la vie éternelle ; mais elles s’adressent aussi, et même surtout aux vivants : avant les tableaux ornant les murs des églises et cathédrales, l’iconographie des catacombes constitue une véritable catéchèse en images, que les spectateurs peuvent suivre.
 
La résurrection de Lazare, Catacombes de Rome, IIIe siècle.
 
La rencontre de Jésus et Lazare à la porte du tombeau
Écoutons Alain Marchadour évoquer ces représentations picturales : « Progressivement, dit-il, une image va supplanter toutes les autres. Le tableau se fige sur le moment décisif de la rencontre avec Lazare à la porte du tombeau. Jésus tient un bâton dans la main droite, qu’il dirige vers l’entrée du tombeau, représenté le plus souvent comme les monuments funéraires romains, avec un toit en pente et quelques marches conduisant à l’entrée du tombeau. C’est là que se tient, debout, un personnage enveloppé de bandelettes, comme les momies gréco-égyptiennes d’Alexandrie, et sa taille fait penser à un enfant. Peu à peu le bâton, symbole de la puissance de Jésus, va disparaître, sans doute pour ne pas éveiller les souvenirs païens du bâton d’Hermès conduisant les morts de l’Hadès ou des bâtons des magiciens égyptiens. La baguette est alors remplacée par une croix de bois que Jésus tient de la main gauche. Enfin le tableau se simplifie encore quand la croix laisse place au geste tout-puissant de la main droite de Jésus. » (Alain Marchadour, Lazare, Bayard, 2004, p. 70-71).
 
L’art de l’icône, une théologie et un Bible en images
Sortie des catacombes, c’est sans doute au sein de l’art iconographique que la figure de Lazare trouve d’abord à s’exposer au regard des vivants. L’art de l’icône, comme on sait, est très fortement codifié : le symbolisme qu’il met en œuvre et qui en fait une théologie – une christologie, pour être plus exact – demeure inchangé, à travers les siècles ; une fois mis en place, un même sujet est traité de façon identique, d’une icône sur l’autre. Ainsi, peu ou prou, les icônes représentant la résurrection de Lazare se présentent de la même façon.
Que voyons-nous le plus souvent sur cette icône ? Le centre de la composition est constitué par la figure du Christ qui, d’une main, tient le rouleau de la loi et de l’autre bénit avec deux doigts et un (deux natures en une seule personne). Cette même main droite tendue pointe Lazare, debout face à Jésus et enroulé de bandelettes mortuaires. Un groupe de personnages (les Pharisiens sont reconnaissables à leur coiffure blanc et noir) figure aux côtés ou autour de Lazare. Ces derniers sont réunis à l’intérieur de la grotte du sépulcre, qui traditionnellement symbolise la condition mortelle dans laquelle se trouve toute l’humanité, vivante ou trépassée, avant la Rédemption du Christ. Un des personnages se couvre le bas du visage et signifie ainsi à la fois la gêne qu’il éprouve à cause de la puanteur du corps de Lazare, mort depuis quatre jours et la stupeur face à l’événement de la résurrection, en même temps qu’il s’apprête à enlever les bandes qui enveloppent Lazare. Le Christ est suivi des apôtres qui, eux aussi, sortent d’une anfractuosité de la montagne – eux aussi sont de condition humaine. Marthe et Marie sont prosternées aux pieds de Jésus : elles reconnaissent ainsi la nature christique de Jésus et prient pour leur frère Lazare. L’Église, traditionnellement interprète aussi cette prière comme une prière pour l’Humanité tout entière, immergée dans les ténèbres du péché et de la mort. En arrière-plan de l’icône, on devine la ville de Jérusalem, allusion à la Jérusalem céleste.
Seuls Jésus et Lazare sont auréolés, dans la composition : l’icône vient ainsi signifier l’importance de cette représentation : la résurrection de Lazare évoque, de manière anticipée, la Résurrection du Christ.  
La comparaison des deux icônes choisies ici suffit à montrer à quel point cet art est codifié, d’un siècle et d’un pays sur l’autre. (On retrouvera la même représentation dans tous les pays de tradition orthodoxe). Mais il faut noter une différence entre les deux icônes : la seconde appartient à l’école d’Andreï Roublev, qui introduisit un changement dans la tradition : en inversant la place des Juifs et des apôtres et en figurant ces derniers devant le Christ, Roublev et son école accroît considérablement leur rôle dans la composition.
Andreï Roublev, La Résurrection de Lazare. Cette icône provient de l’église Saint-Nicolas du village de Gostinopolié, au bord de la rivière Volhov.
 
 
La postérité de cette représentation : de Giotto à Van Gogh
Peintres et écrivains, pour ne parler que des artistes qui nous occupent dans ce dossier, dans la mesure où ils ont conscience d’entrer dans une histoire, qui est celle de l’art, reconnaissent volontiers les influences qu’ils intègrent sans les subir. Peindre, écrire, c’est se mesurer aux chefs d’œuvres accomplis par d’autres, c’est presque toujours repeindre ou réécrire les grands thèmes qui font justement l’histoire de l’art.
En s’exposant aux murs des catacombes, sur les tombeaux des cimetières, l’épisode de la résurrection de Lazare entre dans la grande histoire de la peinture et oblige les artistes, fortement motivés aussi par le texte biblique qui constitue une part essentielle de leur culture, à entamer un dialogue avec lui. L’icône joue le même rôle de modèle, identifié et, parfois, subverti par les peintres qui suivent. Les quelques œuvres choisies ici, toutes centrées sur la scène johannique, sont une preuve vivante de ce dialogue, qui mobilise le texte évangélique et la tradition. Mais une autre part de ce dialogue concerne les peintres eux-mêmes qui, sans ignorer la tradition, semblent se répondre les uns aux autres.
La résurrection de Lazare peinte par Giotto (photo à droite) laisse transparaître la tradition picturale commencée avec l’art des catacombes et les icônes : on reconnaît ici la posture traditionnelle d’un Christ effectuant ce geste tout-puissant de la main droite évoqué par Marchadour ; on identifie clairement aussi la foule, disposée derrière Jésus, comme dans de nombreuses scènes des catacombes ; Lazare, de même, figure ici debout, entouré de bandelettes, à l’entrée du tombeau. La comparaison avec les icônes est encore plus intéressante et révèle l’influence de la tradition sur le peintre italien.
Les autres tableaux choisis montrent un lien beaucoup plus lâche avec la tradition. Il sera alors intéressant de voir à quel point d’autres peintres, à mesure évidemment qu’on s’éloigne du Moyen âge, proposent une vision différente de l’épisode évangélique et obligent alors leurs successeurs à prendre position par rapport à eux.
Si Caravage (photo ci-dessus à droite) et Rembrandt (photo à gauche) conservent à Jésus son geste traditionnel de la main droite, exagéré, bras haut levé chez ce dernier, comme pour accompagner le redressement de Lazare ou mieux l’arracher à son tombeau, ce geste a quasiment disparu chez le Maître de Coetivy (photo ci-dessous) ; il est à peine esquissé. Mais c’est évidemment chez Van Gogh que cette disparition est la plus évidente, et pour cause, puisque chez lui c’est le Christ lui-même qui est sorti du tableau !
À l’exception de Giotto, tous les tableaux figurés ici ont choisi de représenter un Lazare sortant d’un tombeau non plus vertical, comme dans la tradition des catacombes et de l’icône, mais couché. Les bandelettes, encore plutôt marquées chez le Maître de Coetivy, s’apparentent davantage à un linceul chez les autres peintres qui, presque tous aussi ont en commun d’avoir choisi d’entourer la tête de Lazare d’une partie de ce drap mortuaire.

 
Nous parlions de dialogue entre les œuvres elles-mêmes : en représentant la résurrection de Lazare, Van Gogh semble avoir à l’esprit le tableau de Rembrandt : son Lazare adopte les traits et la posture de celui de son aîné et une des figures féminines du tableau – Marthe, Marie ? – lève les bras comme celle de Rembrandt. Mais Van Gogh semble avoir déplacé la lumière qui éclaire, chez son maître, cette figure féminine et lui avoir donné la forme de ce soleil central, qui occupe ainsi la place dévolue chez Rembrandt au Christ tout -puissant.
Rappelons enfin que le tableau La Résurrection de Lazare est pour Van Gogh l’occasion de faire un autoportrait : son Lazare a ses propres traits.
 
 
Vincent, VAN GOGH. Résurrection de Lazare (d’après Rembrandt), Saint-Rémy, 1889-1890. Musée Van Gogh. (copyright insecula.com)
 


 

Quand la musique nous conduit aussi…
 
Jean-Sébastien Bach (1685-1750)
 
La Passion selon saint Matthieu (suite)
 
 
Pour justifier un choix : Ce vendredi 03 avril, nous avions prévu de vous présenter notre « Concert à l’église » annuel pour ouvrir la Semaine Sainte, avec, cette année, au programme la « grande Passion » de Jean-Sébastien Bach : La Passion selon saint Matthieu. Malheureusement, les circonstances que nous connaissons tous nous ont contraints de renoncer à ce projet pour cette année. Heureusement, les moyens techniques actuels (internet) nous permettent quand même de profiter de cet immense chef d’œuvre dans la version que nous pensions vous présenter et que nous trouvons assez sublime. C’est cette version que nous vous proposons durant trois semaines dans cette rubrique de notre « Chronique des Clochers ».
 
Aujourd’hui, le début de la « Deuxième partie » (chez Caïphe, reniement de Pierre, remords de Juda, chez Pilate, flagellation de Jésus). La semaine prochaine, je vous proposerai la dernière partie de cette œuvre magnifique et si profonde de spiritualité…
 
C’est dans cette séquence que nous trouvons quelques-uns des plus beaux airs de la Passion, et peut-être de toute la musique : n° 35 « Geduld ! » pour le ténor Topi Lehtipuu et le superbe jeu de viole de gambe par Hille Perl , le magnifique n° 39 « Erbarme dich » pour alto avec le merveilleux violon solo de Daniel Stabrawa, la basse Thomas Quasthoff et le dynamique violon de Daishin Kashimoto dans le n° 42 « Gebt mir meinen Jesum wieder ! – Rendez-moi mon Jésus ! », ou encore l’émouvant « Aus Liebe – Par amour mon Sauveur veut mourir » avec la soprano Camilla Tilling et la flute d’Emmanuel Pahud…
Que cette écoute soit pour chacun prière en ces temps douloureux pour beaucoup…

L’interprétation :
L’Evangéliste : Mark Padmore (ténor) – Jésus : Christian Gerhaher (basse)

Solistes principaux pour les récitatifs et arias : Camilla Tilling (soprano) – Magdalena Kozena (contralto) – Topi Lehtipuu (ténor) – Thomas Quasthoff (basse)

Autres solistes (membres du Rundfunkchor Berlin) : Jörg Schneider (basse – Judas) – Sören von Billerbeck (basse – Pierre) – Axel Scheidig (basse – Pilate) – Christine Lichtenberg (contralto – Témoin I) – Holger Marks (ténor – Témoin II) – David Stingl (basse – Grand-Prêtre I) – Thomas Pfützner (basse – Grand-Prêtre II) – Isabelle VoBkühler (soprano – Servante I) – Christina Bischoff (soprano – Servante II) – Barbara Kind (soprano – Femme de Pilate)

Rundfunkchor Berlin (Chœur de la Radio de Berlin) – Chef de Chœur : Simon Halsey
Knaben des Staats- und Domchors Berlin (Maîtrise d’Etat de la Cathédrale de Berlin) – Chef de Chœur : Kai-Uwe Jirka

Solistes instrumentaux : Daishin Kashimoto (violon) – Daniel Stabrawa (violon) – Emmanuel Pahud (flûte traversière I) – Florian Aichinger (flûte traversière II) – Albrecht Mayer (hautbois d’amour I) – Christoph Hartmann (hautbois d’amour II) – Dominik Wollenweber (hautbois da caccia I) – Andreas Wittmann (hautbois da caccia II) – Hille Perl (Viole de gambe)

Basse continue : Georg Faust (violoncelle) – Ivano Zanenghi (théorbe) – Evangelina Mascardi (théorbe) – Andre Marcon (orgue) – Raphael Alpermann (orgue)

Berliner Philharmoniker (Orchestre Philharmonique de Berlin)
Chef : Sir Simon Rattle

Assistant de Peter Sellars : Hans-Georg Lenhart
Mise en espace : Peter Sellars

Direction Video : Daniel Finkernagel et Alexander Lück

Ecoute : Live à la Philharmonie de Berlin
Avril 2010
: n° 30-37
: n° 38-40
: n° 41-43
: n° 44-50
: n° 51-52 (cette vidéo va déjà un peu plus loin, que nous réservons pour la semaine prochaine)

 
Le plan - Deuxième partie de la Passion selon saint Matthieu (I)
 
30. Aria (alto) et chœur : « Ach, nun ist mein Jesus hin ! »
31. Récitatif (l’Évangéliste) : « Die aber Jesum gegriffen hatten »
32. Choral : « Mir hat die Welt trüglich gericht’ »
33. Récitatif (l’Évangéliste, les témoins, le grand prêtre) : « Und wiewohl viel falsche Zeugen herzutraten »
34. Récitatif (ténor): « Mein Jesus schweigt »
35. Aria (ténor): « Geduld, wenn mich falsche Zungen stechen ! »
36. Choral (l’Évangéliste, le grand prêtre, Jésus, chœur) : « Und der Hohenpriester antwortete und sprach zu ihm »
37. Choral : « Wer hat dich so geschlagen »
38. Récitatif (l’Évangéliste, Pierre, chœur) : « Petrus aber saß draußen im Palast »
39. Aria (alto) : « Erbarme dich »
40. Choral : « Bin ich gleich von dir gewichen »
41. Récitatif (l’Évangéliste, Judas) : « Des Morgens aber hielten alle Hohenpriester »
42. Aria (basse) : « Gebt mir meinen Jesum wieder ! »
43. Récitatif (l’Évangéliste, Pilate, Jesus) : « Sie hielten aber einen Rat »
44. Choral : « Befiehl du deine Wege »
45. Récitatif (l’Évangéliste, Pilate) : « Auf das Fest aber hatte der Landpfleger Gewohnheit »
46. Choral : « Wie wunderbarlich ist doch diese Strafe ! »
47. Récitatif (l’Évangéliste, Pilate) : « Der Landpfleger sagte »
48. Récitatif (soprano) : « Er hat uns allen wohlgetan »
49. Aria (soprano) : « Aus Liebe will mein Heiland sterben »
50. Récitatif (l’Évangéliste, Pilate, chœur) : « Sie schrieen aber noch mehr und sprachen »
51. Récitatif (alto) : « Erbarm es Gott ! »
52. Aria (alto) : « Können Tränen meiner Wangen »
Le texte en allemand et en français : disponible
 

Pour entrer dans l’œuvre…
 
Sa « grande Passion » - John Eliot Gardiner (suite)

 
Lorsque la musique reprend après la prédication, il faut une seconde ou deux pour comprendre où l’on en est dans le récit. Superficiellement, rien ne semble avoir changé. La scène se passe toujours à Gethsémani, maintenant après la tombée de la nuit. On voit la fille de Sion chercher d’un air égaré son amant qui a été fait prisonnier, bien que Jésus, pieds et mains liés, soit parti depuis longtemps, emmené à son procès devant les grands-prêtres.
Tandis que la Passion progresse vers sa culmination, la stratégie de Bach consistant à nous attirer dans l’action (dans les ariosos), puis à arranger les angles sous lesquels on peut contempler son application à soi-même (dans les airs et les chorals), devient de plus en plus claire. En choisissant une voix spécifique et un timbre obligé pour chaque air – violon solo, flûte, hautbois (et hautbois de chasse) ou viole de gambe –, il détermine l’accompagnement le plus approprié : ce peut être l’ensemble de cordes complet de gauche ou de droite, ou une subtile combinaison de sonorités. Malgré leur apparente opposition de climat, le timbre instrumental choisi est le dénominateur commun dans ces paires arioso-air : un lien entre la voix et le fil narratif. Les permutations kaléidoscopiques de couleur instrumentale que Bach opère semblent sans limites.
Alors que dans la Passion selon saint Jean Bach terminait par un rondo choral (« Ruht wohl ») pour accompagner respectueusement la mise au tombeau du corps du Sauveur – évoquant donc une espèce de point final –, ici, pour conclure la Saint Matthieu, il choisit une sarabande. C’est une sensation de mouvement continu, comme si tout le rituel de l’histoire de la Passion avait maintenant été entendu dans la conscience de l’auditeur et avait désormais besoin d’être revécu chaque Vendredi saint.
En regardant la conclusion de la Passion selon saint Matthieu, on est frappé par la manière dont le personnage de Jésus – figure beaucoup plus humaine que celle dépeinte dans la Saint Jean – est dessiné de manière puissante et subtile, même lorsqu’il est réduit, comme il l’est dans toute la deuxième partie, à trois formules lapidaires : son Eli, Eli, lama asabthani ? (« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ») final et, avant cela, Du sagest’s (« Tu l’as dit ») – une fois à Caïphe, une fois à Pilate. En dehors de cela, nous dit Matthieu, « il ne lui répondit rien ». Il n’y a pourtant pas un seul instant où l’on n’ait conscience de sa présence. On le voit reflété dans les yeux et les voix des autres, surtout dans l’émouvante récapitulation « Vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu » – deux des mesures les plus chargées d’émotion de toute l’œuvre de Bach, dans lesquelles la musique magnifie la présence du Christ au moment même de sa mort physique et établit l’essence véritable de son identité pour la première fois.
Comme toujours, la musique est l’endroit où trouver aussi Bach lui-même. Bien que tout son projet soit de donner une voix aux autres – aux protagonistes, à la foule, à l’Évangéliste –, la sienne est toujours présente dans l’histoire. On l’entend dans sa ferveur, dans son empathie avec la souffrance du Christ innocent, dans son sens des convenances, dans ses choix et juxtapositions de narration et de commentaire, et surtout dans la manière abrupte dont il arrête la vague d’hystérie vengeresse, coupant net le récit de Matthieu avec un choral qui exprime une contrition et une indignation profondes.
Il n’y a pas un seul opera seria de l’époque que j’aie étudié ou dirigé qui se compare aux deux Passions de Bach, où l’intense drame humain et le dilemme moral soient exprimés de manière aussi convaincante et profondément poignante. Bach s’inspire de Luther, qui, sachant par expérience directe ce que c’est que d’être persécuté, disait de la Passion du Christ : « Ce n’est pas par les paroles ou les apparences, mais bien à travers la vie et la véracité [des actes] que la Passion du Christ doit être vécue. »
 
John Eliot Gardiner
Extrait de Musique au château du ciel. Un portrait de J.S. Bach
de John Eliot Gardiner Traduit par Laurent Cantagrel
et Dennis Collins Flammarion, 2014.


Catéchèse familiale 2019-2020:

POUR LES PARENTS
 
Durant ces temps difficiles, pourquoi pas vivre en famille un temps de partage autour de la Parole de Dieu ?...
 
Je vous livre ci-dessous une démarche proposée par une collègue théologienne à Paris, Hélène Bricout ; elle est maman de quatre enfants et donc… sait de quoi elle parle…
 
Bon partage !
 
 
Célébrer la liturgie de la Parole le dimanche en famille :
 
pourquoi ? Comment ?
 
Devant l’impossibilité de se réunir en communauté paroissiale, beaucoup de familles se demandent comment vivre le dimanche de manière qu’il reste le « jour du Seigneur ».
 
La messe à la télévision est une possibilité. Mais cette possibilité présente l’inconvénient de laisser chacun « spectateur », passif devant l’écran.
 
La tradition de l’Église dispose d’autres ressources, telle la célébration de la liturgie de la Parole, que les difficultés actuelles peuvent nous faire redécouvrir.
 
 
1. Pourquoi célébrer en famille ?
 
On peut donner au moins trois raisons de célébrer en famille :
 
1)    La première raison, c’est que le baptême fait de chaque chrétien un adorateur du Père.
 
Lorsque des petits enfants viennent d’être baptisés, au moment de recevoir l’onction avec le chrême, celui qui l’a baptisé lui dit : « N., maintenant tu es baptisé. (…) Désormais, tu es membre du Corps du Christ, et tu participes à sa dignité de prêtre, de prophète et de roi ».
 
Comment comprendre que tout baptisé est prêtre, prophète et roi ? Parce qu’il est consacré au service de Dieu, et que ce service, il l’accomplit :
 
     
  • dans la prière et la      participation à la liturgie (c’est ainsi qu’il est prêtre),
  •  
  • dans l’annonce, par toute sa      vie, de la résurrection du Christ (c’est ainsi qu’il est prophète),
  •  
  • dans le combat contre      l’ennemi, c’est-à-dire le mal, sous toutes ses formes, en lui et autour de      lui (c’est ainsi qu’il est roi).
 
C’est ce que l’on appelle le sacerdoce commun des baptisés.
 
Or la prière et la liturgie, ce n’est pas seulement dans une église : tout baptisé, parce qu’il est « sanctuaire de Dieu » (1 Corinthiens 3, 16), peut prier et méditer la Parole de Dieu, partout où il se trouve.
 
2)    On peut se rappeler aussi qu’une communauté familiale est une « Église domestique », selon l’expression du concile Vatican II.
 
Elle est donc une petite Église qui cherche à vivre à son échelle ce que l’Église vit à la sienne : rendre grâces à Dieu, prier ensemble, écouter le Christ dans sa Parole et la mettre en pratique, prendre soin les uns des autres, chercher ensemble comment vivre en étant plus fidèles à l’Évangile du Christ… Les temps de célébration sont des temps privilégiés pour que la vie chrétienne s’inscrive en nous.
 
3)    Enfin Jésus lui-même nous le recommande : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux »(Matthieu 18, 20).
 
Chaque famille qui pratique la prière en famille peut donc expérimenter la présence discrète mais réelle de Dieu.
 
 
2. Pourquoi célébrer en famille… la Parole de Dieu ?
 
Dans la vie chrétienne, la Parole de Dieu occupe une place très importante ; c’est pourquoi l’Église en propose chaque jour la lecture de plusieurs passages, à l’intérieur de la messe ou de la prière des Heures. C’est pourquoi aussi la tradition monastique a fait de la lecture et de la méditation de l’Écriture (la lectio divina) une part essentielle de l’activité du moine.
 
Le concile Vatican II a insisté sur le fait qu’écouter la Parole de Dieu, c’était écouter le Christ lui-même : « Il est là présent dans sa parole, puisque lui-même parle pendant que sont lues dans l’Église les saintes Écritures ».
 
Parler de « présence » du Christ dans la Parole que nous écoutons, fait de la Parole de Dieu un sacrement, c’est-à-dire un signe perceptible de la présence du Christ. Et sa présence appelle notre réponse, par le chant, la prière et l’offrande de nous-mêmes.
 
 
3. Pourquoi s’appliquer à célébrer… le dimanche ?
 
Le dimanche a toujours été le jour de rassemblement des chrétiens, car c’est le jour de la résurrection du Christ, autrement dit du « mystère pascal ». Les chrétiens se rassemblent parce que le Christ est ressuscité, et qu’il est venu retrouver ses disciples en ce premier jour de la semaine. Là est le motif d’action de grâce par excellence : les chrétiens font mémoire de la résurrection du Christ présent au milieu d’eux, rendent grâce au Père, partagent le pain de la Parole et celui de l’Eucharistie que le Christ leur donne.
 
Le dimanche, c’est la Pâques de la semaine. Ou pour le dire autrement : le dimanche est à la semaine ce que Pâque est à l’année liturgique : son centre et son sommet.
 
Le dimanche à la messe, la liturgie de la Parole est plus développée (3 lectures, au lieu de 2 en semaine), de manière à nourrir plus largement la foi.
 
 
4. Alors comment préparer et vivre cette célébration ?
 
Comment organiser le temps de prière ?
 
- On peut apprendre le psaume un peu avant.
 
- On désignera un « conducteur » de la prière, qui ne sera pas nécessairement toujours le même.Il ouvre et clôt la célébration, dit les textes de prière au nom de tous, lecas échéant bénit. Tout baptisé peut le faire.
 
- On désignera le ou les lecteurs.
 
Où trouver les textes ?
 
Ceux qui disposent d’une revue avec les textes du dimanche peuvent l’utiliser ou les télécharger sur le site de l’AELF :
 
Pour célébrer en famille, on veillera :
 
- à s’installer dans le coin-prière, ou à en installer un où chacun ait sa place, avec une bougie, une icône…
 
- à commencer avec une hymne de carême ; on pourra se référer aux propositions du SNPLS :
 
- on peut prendre aussi la prière d’ouverture de la messe du jour
 
- à lire lentement les textes, à expliquer les mots difficiles
 
- si on le peut, à chanter le psaume ou à le lire
 
- pour l’Évangile, on peut, selon l’âge des enfants :
 
* faire d’abord reformuler aux enfants ce qu’ils ont compris de l’Évangile, en complétant ce qu’ils ont omis, en expliquant ce qui est compliqué
 
             * partager ce que l’on retient de l’Évangile ou des textes du jour
 
             * on peut faire dessiner la scène ou un personnage aux enfants
 
* avec des plus grands, proposer un partage d’évangile, ou pratiquer une lectio divina
 
* Proposer un geste de vénération de la Parole (inclination), si on dispose d’une belle Bible.
 
- Un temps de prière d’action de grâce et d’intercessions, où chacun peut s’exprimer librement, suivi de la prière en commun du Notre Père, peut clore ce temps de célébration.
 
- Un temps autour d’une collation pourra prolonger sous forme conviviale ce temps de prière familiale.
 
 
Bonne célébration !
 
 
H. Bricout
 

CONTACTS

M. le Curé Patrick Willocq
Responsable de l’Unité pastorale
Curé de tous les clochers de l’entité de Leuze
Tour Saint-Pierre 15
7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
0479/62.66.20

M. le Diacre Jean-Marie Bourgeois
Pastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaire
Grand-Rue 56
7900 Leuze-en-Hainaut

M. le Diacre Michel Hublet
Mise à jour du site internet
Avenue de la Croix-Rouge 44
7900 Leuze-en-Hainaut

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Secrétariat décanal
Tour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00
En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen

 
Dans la région…

Communiqué de l’Evêché de Tournai
 
Suite aux mesures sanitaires en cours, toutes les activités annoncées en agenda pour les prochaines semaines sont annulées ou reportées. Il en est de même pour les cours et formations. En cas de doute, n'hésitez pas à contacter les organisateurs. Nous vous tiendrons informés au fur et à mesure des événements. Merci de votre compréhension.
 
Le service Communication









 
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